Confessions d’une fille actuelle (6)

Lundi 6h30

Je reconnais le son énervant de mon réveil; à tâtons je cherche mon téléphone sous la pile d’oreillers qui encombrent mon lit, je coupe le son et me rendors.

Lundi 7h10

Mes yeux s’ouvrent brutalement, quelque chose me dit que j’ai raté l’heure du réveil. Je me lance à la recherche de mon portable, anxieuse. L’heure s’affiche juste en bas de la date sur le petit écran, je déglutis. Il s’agit de se lever en Catastrophe maintenant. Merdeuuuuh!!! Pourquoi est ce que j’éteins toujours mon réveil moi? Pour bien commencer la journée , je trébuche sur le parquet de bois et m’y étale tout le long. Bonne nouvelle cependant, j’ai retrouvé ma gourmette en argent, sous le lit . Je me dépêche et file me préparer dans la salle de bain; Heureusement que j’ai développé des réflexes de retardataire au fil des ans. Là où une personne normale brosserait paisiblement ses dents(puisque tout à fait à l’heure dans son agenda…) moi au contraire je brosse mes dents, peigne mes cheveux et épile mes sourcils en même temps. Oui, je suis une héroïne dotée de supers pouvoirs 🙂

Au sortir de la douche vient l’étape la plus difficile du matin…choisir ses vêtements. Je me demande si on ne peut tout simplement pas enfiler un jean , un tee shirt et des vans comme les garçons ? résignée, je m’avance et fais face à mon placard qui a l’air de me dire « Vas y si tu l’oses » . Je repère un joli haut qui semble aller avec le blazer le plus proche de ma main gauche, je les enfile. La botte en daim offerte le mois passé par maman fera l’affaire;Manque plus que le pantalon ou la jupe à trouver…

Lundi 7h50

Vous l’aurez compris, trouver « JUSTE » le pantalon ou la jupe n’a pas été aussi aisé que je le croyais. J’ai d’abord trouvé un pantalon très bien mais qui n’allait pas avec la veste, donc j’ai changé la veste, puis me suis rendue compte que la nouvelle veste n’allait plus avec la botte…vous voyez le genre. Je sors donc de chez moi, hyper à la bourre, coiffée comme un chimpanzé et …en robe au final. Bref un lundi matin typique.

9H45

Le cours de Madame Raïssa bat son plein, je ne dors pas; mes paupières sont lourdes oui, mais je ne dors pas. Fière de mon exploit, j’entreprends même de prendre des notes, et pourquoi pas de répondre à une question. ? Soyons fous. Je prête donc un peu plus attention à ses propos, me promettant que la prochaine interrogation destinée à la classe trouvera sa réponse par ma jolie bouche rosée.

« D’après vous, à quoi pensait Keynes quand il décida de démocratiser la pratique des Salaires efficients en 1930? » annonce Madame Raïssa, le sourire aux lèvres

Ça , je précise que ce n’est pas une question.  Comment je suis sensée savoir à quoi pensait un vieux type en 1930? Sait il lui à quoi moi je pense?et D’ailleurs c’est quoi la pratique des salaires machin chose? Juste quand je décide de répondre à une question il faut qu’elle soit bien évidemment impossible…

« Je crois que Keynes visait la reprise de l’économie; il avait remarqué que si on augmentait les salaires des travailleurs, leur productivité augmenterait aussi; et vu qu’en 1930 on était en pleine récession… » répondit Mike…

« C’est tout à fait exact Mike, car en effet dans cette période difficile après la crise de 1929 , il fallait bien… »

Euh….d’accord. Je range mon cahier fraîchement ouvert dans mon sac,ma motivation éteinte. Le reste du cours je le passe sur mon portable, naviguant entre whatsapp, twitter , snapchat, viber, instagram et même facebook aux heures les plus sombres de mon ennui. Le cours prend fin, je me rue à la cafétéria et m’achète un truc à grignoter. Mon téléphone se met à vibrer, appel entrant de Marc – André (le super naze). Je pense tout d’abord à ne pas décrocher puis me rappelle qu’on a un travail à rendre pour je ne sais quelle matière à je ne sais quelle date. Je décroche donc, résignée.

« -Hello Jolie Demoiselle, comment vas tu?

Juste le son de sa voix me donne des envies de meurtre

-ça va bien et toi?

Merde j’ai dit « ET TOI »!!!! erreur mortelle

-ça va pas très fort en ce moment , j’ai eu un week end horrible, d’abord j’ai du aller chercher…

Je vous épargne les malheurs de Marc-André…

-Euh ouais c’est pas de chance, et tu m’appelais pour?

Accouche bon sang

-Ah ouais, c’était pour fixer un rdv avec toi; pour qu’on bosse sur le projet de Mr Grant. T’es libre cet aprèm?

-Ouais mais pas longtemps ein, disons 15H-16H maxi

-D’accord pas de soucis, on se retrouve à la bibliothèque alors, viens aussi jolie que tu… »

J’ai raccroché.

Il est midi, je me rends donc tout naturellement au resto de Dan. Non non, aucun espoir de croiser James là bas si vous pensez que c’est ce à quoi je m’attends.D’ailleurs depuis le dîner chez Troy on avait plus été en contact, il ne m’avait pas rappelé hier et moi non plus, orgueil oblige. Donc pour l’instant, point mort. Marcher me fait du bien, il fait frais. Les bourrasques de vent sont moins agressives que d’habitude,certes  espérer des rayons de soleil reste de l’ordre du fantasme, mais il fait assez bon dans l’ensemble. J’ai des sandales compensées et ma longue robe flotte dans les airs de manière voluptueuse; je me dis que si un photographe pouvait capturer cet instant je serais probablement ravissante sur la pellicule. Y a des jours comme ça.

Empruntant la petite allée qui mène sur la place Trocadero, je traverse un salon de coiffure qui affiche des réductions sur les brushing. ça doit être pour me rappeler que ma tête a l’air d ‘un champs de bataille ;M’en fous, je continue ma route d’un pas décidé. C’est là que je tombe sur Joey, le copain de Carla et …une fille qui n’est pas Carla. Instinctivement je me cache derrière le premier mur venu pour observer la scène. L’inconnue est jolie, ça il y a pas à dire. Elle a à peu près la taille de Joey, des long cheveux noirs lui tombant jusqu’aux fesses et un sourire radieux. Ils discutent , rigolent et ont l’air très complices. Hum tout ça ne présage rien de bon, d’autant plus qu’ils sont très tactiles tous les deux. Les hommes ce sont vraiment tous des salauds. J’enrage, je fulmine, je fonce droit sur le couple qui flâne dans la rue, insouciant.

Quand Joey me voit, bizarrement il affiche un grand sourire et me prends dans ses bras. Le salaud. Je garde les sourcils froncés et salue brièvement la demoiselle

« -Alors ça va Joey? Et Carla elle va bien? je commence d’un ton lourd de sous entendus

-Ouais ouais elle va bien, elle est en cours je crois bien.

Je dévisage l’inconnue, elle me fait un grand sourire.La salope.

-Bibou je te présente Typhanie, c’est la meilleure amie de Carla dit Joey en direction de la Jeune fille

Bibou? Il lui donne des surnoms en plus? Le Gros Salaud!!

-Typhanie , Bibou, ma grande sœur. »

Oh la honte! j’éclate d’un rire nerveux, à la fois soulagée et gênée. Qu’est ce que je peux être idiote des fois,parano et tout. Joey rigole car il m’a percée à jour. Il me notifie gentiment que sa sœur est de passage en ville pour une mission d’affaire. Je me sens un peu conne, d’autant plus que maintenant qu’il le dit, ils se ressemblent vachement. On décide donc d’aller déjeuner ensemble, frère et sœur se moquant  de moi durant tout le trajet.

Il est 14 h quand je décide de retourner à l’école, abandonnant Joey et sa sœur dans un débat politique intense sur les réformes éducationnelles du système de bla et de bla. Le temps s’est rafraîchit, le ciel est couvert; bientôt, il se met à pleuvoir. Evidemment je n’ai pas pris de parapluie avec moi, donc je galère essayer de me protéger de l’eau . Le torrent se fait plus violent, je suis totalement à découvert, et trop loin pour faire demi tour. Je commence à vraiment flipper quand les éclairs se font entendre, le froid me croquant en même temps à pleines dents. Soudain une berline chromée débouche sur la voie et se gare pile devant moi. La vitre se baisse , c’est James. Alléluia me dis je intérieurement. J’entre rapidement dans le véhicule, trempée.

Je n’ose pas imaginer à quoi je ressemble là, déjà que coté coiffure ça n’allait pas très fort ce matin, là avec la pluie et le vent, ça doit être devenu une vraie oeuvre d’art. James me sourit. Il est en costume, comme toujours, chemise blanche impeccable et cravate droite.Il a plaqué ses cheveux en arrière, mais quelques mèches rebelles s’échappent quand même.

« -Une chance que je t’espionne toujours Typhanie; dans quel état tu es…

Je dégouline sur le siège en cuir de son auto, je me sens gênée.

-Je croyais que tu allais me dire que tu passais par là et que c’est le coup du hasard qui t’a fait tomber sur moi.

Il s’esclaffe.

-Non, il vaux mieux que je sois franc; au moins on démarre sur des bases claires.

Je rigole. Je commence à penser qu’il me suit vraiment partout où je vais.Il intime à son chauffeur d’allumer le chauffage.

-On va passer chez moi si ça te dérange pas, ce n’est pas très loin d’ici; il faut que tu prenne un bain chaud sinon tu vas attraper froid

Son regard est luisant. Il pourrait bien être un psychopathe que je m’en foutrais quand même, il est si prévenant. Je secoue juste la tête pour marquer mon approbation.

En 15 minutes, on arrive dans les beaux quartiers de la ville. Un alignement de grandes maisons aux architectures toutes plus somptueuses les unes que les autres. La voiture se gare devant un immense immeuble.James me tend la main et m’entraîne avec lui. Le hall seul de l’édifice est d’une élégance certaine: décoré dans des tons rouge et or, il est agrémenté de dizaines de canapés aux motifs orientaux. Un lustre splendide rehausse la pièce, brillant en hauteur. L’intendant à l’accueil salue James avec un grand sourire et nous disparaissons dans la cage d’ascenseur. Je ne sais pas pourquoi mais dans cet ascenseur j’ai envie de l’embrasser; surement parce que j’ai vu trop de scènes dans les films où on s’embrasse dans les ascenseurs. Il me jette un coup d’œil furtif et je rougis à l’instant. Je suis toujours dégoulinante , surtout mes cheveux qui perlent de gouttes d’eau. 6 ème étage, on est arrivés. Dans l’immense glace qui longe tout  le couloir, je me rends compte que ma robe, mouillée, est collée de manière indécente à mon corps et en révèle toutes les courbes . Ma si protubérante poitrine est à découvert si je puis dire. Instinctivement, je referme mes bras contre mon torse, rouge de la tête aux pieds. Je me demande si James l’a remarqué aussi.

Son appartement est grand, vraiment grand. A première vue c’est un duplex , il est parfaitement bien décoré dans le style garçonnière mais conserve un coté chaleureux. Il y a un énorme mur au milieu du salon où sont accrochées des photographies magnifiques de paysages,personnes, objets en tout genre. James déboutonnant sa veste m’apprend que c’est lui qui les a prises; apparemment c’est un passe temps pour lui. Pourtant je le trouve vraiment doué, au point même de faire carrière .Rapidement il m’attire dans sa chambre, et me débarrasse de mes affaires.

« La douche est par ici, tu trouveras une serviette , un peignoir et tout le nécessaire dans la petite armoire bleue sur ta gauche » me lance t il en accrochant sa veste dans son placard. Je le remercie et m’enferme dans la salle de bain.

J’essaie de reprendre mon souffle, je suis chez James, dans sa chambre! je m’apprête carrément à prendre une douche chez lui; quelle imprudente je fais.Me débarrassant de mes vêtements, je pénètre dans la jolie baignoire en bronze.

J’ai porté le peignoir blanc de James,et  séché mes cheveux dans une grande serviette que j’ai ensuite enroulé sur ma tête. Mes pauvres vêtements , je les ai laissé à sécher. Je prends une grande inspiration et me donne un peu de courage devant la glace des toilettes. Avec un peu de chance il me violera pas.

James est assis au salon, les pieds croisés , il semble pensif. Quand il me voit arriver son visage s’éclaire et il vient vers moi.

« -Tu es très jolie au naturel Typhanie me dit il doucement

-Merci c’est gentil. »

C’est tout ce que je peux faire sortir de ma bouche, il est trop près de moi , je suis déconcentrée. Il m’annonce qu’il a envoyé son chauffeur m’acheter de nouveaux vêtements, il a du deviner ma taille, il espère que ça ira. Trop prévenant; je ne peux qu’acquiescer en silence. Il me prend par la main et m’attire dans la cuisine

« En attendant je vais nous préparer des cocktails dont tu m’en diras des nouvelles. Tu sais Typhanie, au dîner chez ton frère tu en as beaucoup appris sur moi alors que moi je ne sais pas grand chose sur toi. Et si tu me parlais un peu de toi?

-Tu m’as eu en entretien d’embauche si je puis dire, la semaine passée, donc on va dire que tu as déjà les informations de base…

-Ah ça; c’est vrai.

Il rigole. Remontant les manches de sa chemise, il se lance à la recherche de verres dans ses placards.  Bientôt sur le plan de travail sont disposés deux verres, du rhum, de la vodka et du sirop à la menthe. Il continue de farfouiller à la recherche de citron. Je lui dis gentiment que c’est probablement dans le frigo. Il sourit et me répond:

-Je ne sais pas où Martha range tout.

Martha la cuisinière. Je suis rassurée; manquait plus qu’il soit en couple avec une Martha.

-Au fait , tu as le stage. Félicitations.

Il verse les différents alcools dans un verre, y ajoute de la menthe, du citron , des glaçons et me le tend, un sourire satisfait aux lèvres. J’éclate de rire et lui demande:

-Aussi simplement que ça? je décroche le stage juste comme ça? Aucun rapport avec le fait que je sois chez toi en peignoir à boire des cocktails?

Il m’a fixé d’un air malicieux et après avoir avalé une gorgée de son verre à lui, m’a répondu:

-C’est vrai que te voir plus souvent me ravira au plus haut point, mais je n’irais pas jusqu’à faire du favoritisme. D’ailleurs ce n’est pas moi qui ai pris la décision. Ton cv a retenu l’attention de la hiérarchie.

Je le scrute, mis à part son sourire blagueur, son regard est franc.

-Alors Trinquons, Collègue »

Il éclate de rire et Trinque avec moi. Pendant la demie heure qui suit, nous sommes sur le canapé, nos verres à la main, et je lui raconte ma vie. Il m’écoute sans rien dire, son regard plongé dans le mien. Il y a une bonne odeur dans la pièce, ça sent le jasmin. Il a ôté ses chaussures et a ramené ses pieds en position du lotus ; il me fait face, serein. Parfois dans mon récit, je me perds dans le bleu de ses yeux … Je lui raconte mon enfance calme, avec mes parents et mon frère Troy en province, mon collège privé trop strict, mes problèmes de santé plus jeune, mes voyages familiaux chaque année, tantôt en Italie, Allemagne, Grèce, Egypte, Cameroun …Je lui raconte ma manie petite de tout collectionner, du bouton de manchette aux vieux vinyles en passant par les jolis stylos de mon père. Il rigole parfois, mais ne m’interrompt pas, il m’écoute religieusement. Je lui raconte mon altercation avec un chien un jour à la sortie de l’école, je lui parle de Zack, mon meilleur ami, mon ami d’enfance, je lui parle de la natation synchronisée, de ce qui me plait dans ça…je lui parle tout simplement de moi. Il m’écoute et ça me fait un bien fou.Yeux dans les yeux, le moment est tellement agréable que j’oublie tout. Il n’y a plus que lui et moi (bien que depuis le départ on est seuls dans l’appart; mais bon on s’est compris :))  Il décide subitement qu’il doit me  prendre en photo; sans raison précise, il veut une photo de moi à cet instant précis. Il revient de sa chambre avec un gros appareil noir et s’installe près de moi.

« Ne bouge pas, laisse moi capturer l’instant » me dit il dans un souffle. je ne sais pas pourquoi mais mon cœur se met à battre plus fort.

Il me mitraille avec sa caméra . Zoome, se rapproche , s’éloigne , le tout dans un déferlement de petits cliquetis sonores. Le résultat est juste magnifique, l’appareil semble m’avoir crée un surplus de beauté. Il chuchote à mon oreille :

« Magnifique »

A deux mètres de moi, il croise mon regard. Plus personne ne dit mot, l’instant est juste magique.  Il passe lentement sa main dans mes mèches folles et les replace derrière mon oreille; il est trop proche de moi, je sens son parfum, envoûtant.

« A quoi tu penses? » me demande t il

Je me vois mal lui dire que je pense à lui arracher ses beaux vêtements, je me contente donc de ne rien dire. L’espace qui nous sépare se fait de plus en plus minime; nos lèvres tremblent presque tellement la tension règne…

Mon téléphone se met à sonner, strident. C’est Marc – André. Merde il est 15 h 30 déjà, je n’ai pas vu le temps passer. Je me maudis , le maudis lui et maudis le système scolaire en général.

« Il va falloir que j’y aille James, question scolaire »

Ma voix se brise presque. Il me sourit et lentement, dépose un baiser un baiser sur ma joue. Mon cœur( et mon Corps accessoirement) s’affole. Il s’est déjà redressé et me tends la main; je la saisis à contrecœur et le suis dans sa chambre. Sur le lit est disposé une jolie robe de couleur bleue et un blazer à col large. Les vêtements livrés par son chauffeur me vont à ravir. Certes ma poitrine est un peu à l’étroit à l’intérieur, mais James me rassure:

« Non ça ne te fait pas une énorme poitrine Typhanie »

Je n’en crois pas un mot mais je n’ai pas vraiment le choix. Je me saisis de mes affaires et suis James dans l’ascenseur, abandonnant derrière nous nos verres vides sur la table basse.

Il me dépose devant ma fac et avant de s’en aller, me promets de m’appeler bientôt.

« Ce fut un réel plaisir de te sauver du déluge, vivement la prochaine fois Typhanie »

Je m’engouffre avec grande peine dans le bâtiment, regrettant déjà d’avoir écourté ce fabuleux moment…

La suite au prochain post 😉

© Copyright Alice Oyono

Twitter: alice_oyono ( Lâche un com’ si tu veux)

Publicités

4 commentaires

  1. Je viens de découvrir la page et jai lu ta nouvelle!!!J’ai tt de suite adoré!!J’adore ta façon d’écrire!!L’histoire est super captivante et j’ai dja hâte de découvrir la suite des aventures entre Typh et James!lool…Sinon je t’encourage ds cette voie!!Moi je suis aussi une passionnée d’écriture mais je n’ai pas encore assez de cran pr faire lire mes mots à tout le monde!!!Sinon vivement la suite!!!J’ai trop hâte là!!!

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s