Brands are in the mind…

Entre ma classe de première et mes années universitaires, je ne me souviens plus à quel moment j’ai commencé à avoir un problème avec l’anglais. Quand j’y réfléchis, au lycée j’avais pris spécialité anglais. J’avais de très bonnes notes en spécialité mais en cours d’anglais normal, je ne m’en sortais pas du tout. Du moins, je ne faisais pas d’effort !  La prof et moi c’était comme l’eau et le feu. Elle avait même dit à mes parents que je n’aurais jamais mon BAC. En même temps, j’avais (fin j’ai toujours) un assez sale caractère. Mais pourtant, en Espagnol, qui était à cette époque ma LV2, j’avais beaucoup plus de facilités. C’est donc sans aucun doute que, malgré mes bonnes notes obtenues en anglais au Bac j’ai décidé d’opter pour espagnol en LV1 à l’université. Vous l’avez compris, le choix de la facilité mais aussi de l’orgueil. J’avais l’impression de « punir » ma (méchante) prof d’anglais de Terminale en mettant de côté cette matière. J’ai donc décidé de ce fait de ne plus jamais faire d’effort en anglais. Je me suis acharnée en Espagnol. Si bien qu’en troisième année, j’avais postulé pour continuer mes études en Espagne. Mais le climat économique de crise m’avait démotivé. Qu’est ce que j’allais bien pouvoir aller faire dans un pays où les médias ne montraient que le chômage des jeunes et les grèves des étudiants ?
J’ai très rapidement payé mon erreur !!! Aussi bien qu’aujourd’hui, même si je m’exprime assez bien en anglais, je conserve quelques blocages ou lacunes à l’écrit. À défaut d’aller faire un long séjour linguistique dans un pays anglophones, j’ai donc décidé de stimuler ma pratique de la langue en prenant des cours d’anglais dans un centre ici à Yaounde.  J’ai longuement réfléchis à la formule. J’ai finalement opté pour une formation de 3 mois en « English For Business ». C’est le choix qui m’a paru le plus pragmatique. Aujourd’hui donc comme tous les jeudis j’ai eu droit à 3h d’anglais avec ma super prof dont je n’ai toujours pas retenu le nom. Au menu le thème suivant : Brand. Pour commencer le cours, elle m’a demandé de commenter la phrase suivante : « Products are made in the factory. But, Brands are in the mind ». Cette petite phrase qui veut dire beaucoup pour une femme du marketing et de la communication comme moi a inspiré mon billet du soir. Detrompez vous nous n’allons pas parler ce soir d’un sujet de marketing (quoi que), mais juste de mon addiction (avortée) pour la marque Apple ! Installez vous… Ce ne sera pas long.

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Je démarre mon épopée amoureuse avec cette marque en 2010. A mon arrivée en France comme jeune étudiante, je prends mon premier forfait avec un iPhone. C’était pour moi comme toucher le ciel. Ma mère n’acceptait pas de m’acheter des téléphones « chers » quand j’étais au lycée. Je voyais cela comme une sorte de liberté, le premier ticket de ma liberté. C’est donc naturellement que j’ai commencé à m’attacher à ce produit. A l’affût des nouveautés, j’ai eu à tester plusieurs autres marques durant mon année universitaire mais aucune ne m’a jamais procuré la même sensation de bonheur que celle de tenir un iPhone dans mes mains. Cette passion pour la marque Apple s’est confortée à l’obtention en 2011 de mon premier MacBook. C’était un Mac de la gamme « Air ». Je n’avais réussi à convaincre  ma mère que de m’acheter le petit modèle. Et, même si cela a contribué à achever ma vue, j’étais plus que satisfaite de mon petit appareil. A partir de ce moment là, je n’ai plus arrêter avec cette marque. A chaque nouveauté, j’étais « sur ça » (comme on dit chez moi). J’avais développé un sentiment d’addiction tellement fort que je n’arrivais plus (du moins je ne faisais aucun effort) à manipuler un téléphone ou un ordinateur d’une autre marque. J’étais également en tête de troupeau quand il s’agissait de donner son avis bien arrêté sur la comparaison Apple / Samsung. Mais, ce que je trouve à l’instant T assez ironique est que je rédige ce billet en tapant sur mon Samsung. Oui vous avez bien lu, Samsung. Pour ceux qui me connaissent cela doit paraître hallucinant. Une fille qui avait tous les appareils Apple aujourd’hui n’en a plus aucun. Équipée désormais d’un ordinateur Samsung, une tablette Samsung et d’un smartphone Samsung, je comprends mieux le « Brand are in the mind » ! En réalité, j’ai découvert que Samsung faisait tout ce que je faisais avec Apple et bien plus encore. Pour une personne qui comme moi, doit pouvoir traiter et vérifier des messages venant de 10 boîtes email différentes, Samsung me permet de lire, répondre et même  attacher des documents ! J’appelle cela « LA VIE ». En réalité, j’avais développé un sentiment d’appartenance tellement fort pour Apple que pour moi seule cette marque me fournissait les fonctionnalités dont j’avais besoin. Ce qui était important ce n’était plus le produit mais la marque. J’avais associé inconsciemment le mot Apple avec : durabilité, sûreté, qualité et design. Mais cela ne venait pas du tout d’une analyse logique ou d’un test préalable avec comparaison des offres. Cela venait juste du fait que la marque m’avait fait entrer dans un univers, un univers de rêve : celui des utilisateurs d’Apple.

Finalement tout se resume assez facilement : la marque est ce qui accroche l’esprit, plus que le produit c’est elle qu’on retient. Par l’intermédiaire de la publicité, elle donne l’impression d’appartenir à un univers. Dans cet univers la marque devient notre seule solution face à un besoin. Assez vite, la marque qu’on a dans l’esprit devient une référence. Et, quelque soit le produit proposé on est en admiration.

Mon prochain achat sera un Samsung Galaxy Note 4 ! Serais je en train de devenir addict ?

Bonne nuit.
Gaëlle Onana

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