Confessions d’une fille actuelle(17)

En colère! je suis en colère. Et pour cause, cela fait près de 2 heures que je patiente sur le toit de cet immeuble, frigorifiée. La batterie de mon téléphone a rendu l’âme depuis longtemps et comme seule arme contre le froid, je dispose d’une petite veste en fourrure marron; pas très efficace je dois dire. Je renifle du nez, tremblote de la tête aux pieds, pestant contre cet idiot de James; je le veux Mort! oui mort!

Je vous sens légèrement perdus, laissez moi vous mettre à la page. Vous m’aviez laissée en compagnie de la charmante mère de James à un gala luxueux n’est-ce-pas? Eh bien, j’y suis toujours à ce fichu gala ,sauf que pour une raison ou pour une autre, je me retrouve bloquée sur le toit de l ‘immeuble et tout ça à cause de ce diable de James! Ah que je le hais! Dire que la soirée se passait si bien, j’avais réussi à oublier la présence de Mary Kay et à capter toute l’attention de James et sa mère; le vin était doux, le repas délicieux et la musique… oh la musique était tout simplement divine. Ils avaient eu la bonne idée de faire venir le célèbre pianiste John Wax qui nous avait enchanté de ses mélodies… Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Jusqu’à ce que James reçoive un coup de fil et s’isole dans un coin de la salle, me laissant à la merci de Mary Kay. Je vais vous donner un aperçu de ce qu’a donné notre échange:

Elle: Vous pensez que comme vous vous êtes mise sa mère dans la poche c’est du tout cuit pour vous? Ah ah laissez moi vous dire que vous vous trompez ma chère, je ne compte pas vous laisser faire.

Moi: Je ne vois pas de quoi vous parlez, James et moi ne sommes même pas ensemble

Elle: A d’autres! Il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer les coups d’œil enamourés que vous lui jetez. Vous savez quel est le destin des maîtresses comme vous Typhanie?

Moi: Arrêtez , je ne suis pas sa maîtresse!

Elle: c’est de rester une maîtresse. Les hommes comme James ne quittent jamais leur femme pour leur maîtresse, souvenez vous en!

Moi: Ecoutez Mary Kay, je comprends que le fait que votre mariage soit sur le déclin vous chagrine, mais évitez de vous en prendre à la première venue …

Elle: Mariage sur le déclin, divorce,séparation, tout ça ne sont que des mots… vous savez ce qui est réel par contre?…Le petit bébé que je porte en mon sein.

Là je suis restée bouche bée. Un bébé? genre un BB? un Black Berry?

Elle: James ne le sait pas encore, je ne l’ai appris moi même que ce matin;je vais lui faire la surprise tout à l’heure. Je compte sur vous pour ne pas vendre la mèche chuuuuut…

Elle avait mis son long index manucuré sur ses lèvres et m’avait lancé un clin d’œil avant de s’en aller aussi lentement que possible, histoire de bien me narguer. J’avais fait le calcul en une fraction de seconde, si elle venait de découvrir sa grossesse c’est que la conception ne devait pas remonter à bien loin. Quel beau salaud ce James! En même temps à quoi je m’attendais? n’est il pas normal pour un homme marié d’avoir des rapports avec sa femme? Bien sur je l’avais cru quand il m ‘avait juré qu’ils ne partageaient plus rien tous les deux, quelle cruche j’ai été. Un bébé! il sera surement beau comme un dieu avec des yeux bleus comme son traître de père …

Toujours sous le choc de la nouvelle, j’avais entrepris de trouver le bar et de m’enfiler quelques shoot de Vodka , histoire d’y voir un peu plus clair dans ce merdier. James était hors de vue, surement toujours au téléphone avec un quelconque sponsor ou une énième maîtresse, sait-on jamais. Mes 3 shots de vodka définitivement avalés, je m’étais mise en quête d’un endroit calme pour passer un coup de fil à Carla et lui annoncer la nouvelle. La porte d’entrée étant blindée de monde tentant d’entrer à la soirée, il ne me restait plus que les cuisines ou les étages supérieurs comme refuge. Je fis finalement le choix de monter sur le toit-air frais et silence obligent- toit qui se trouve maintenant être ma prison vu que mystérieusement, la porte s’est verrouillée. Voilà comment je me suis retrouvée coincée sur le toit! Vous conviendrez avec moi que c’est de la faute de James non? Quel idiot, menteur et trompeur. Et combien de temps lui faut il exactement pour se rendre compte que j’ai disparu et venir me sauver? quel abruti!

Par contre, la vue est très belle… oui bon j’essaie de trouver un bon côté à ma situation… j’entame une de mes chansons préférées pour passer le temps:

« You’ll be the captain, I’ll be no one, and you can carry me away if you want to… »

Et clac! la porte se déverrouille. Merci Seigneur! je devrais vraiment le louer plus souvent! A ma grande joie ce n’est pas James qui m’ouvre mais un agent de sécurité. Il m’informe qu’il a été mandaté par Mr James pour me retrouver et que le toit était le dernier endroit où ils n’avait pas encore regardé. Je le remercie rapidement et me précipite sous le manteau noir qu’il me tend. Brrr enfin de la chaleur! Quelques instants plus tard , James le futur papa vient à ma rencontre; il a un air paniqué/soulagé que je ne lui reconnais pas, lui toujours si maître de lui même… Il m’étreint chaleureusement et me couvre de baisers.

-Quel soucis tu m’as causé! ça va?

Je me dégage de son étreinte lentement et le fixe dans les yeux avec mon regard le plus mauvais.

-C’était la dernière soirée à laquelle j’assistais avec toi. Tu as mis 2 heures pour me retrouver ? laisse moi deviner, tu discutais avec des investisseurs? ou avec Mary Kay? et en passant , toutes mes félicitations pour votre future naissance, je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les deux. Au revoir James, et cette fois ci, abstiens toi de revenir m’adresser la parole.

Il n’a pas eu le temps d’articuler quoi que ce soit. J’étais déjà partie. J’ai hélé un taxi et je suis rentrée chez moi. Voila vous savez tout!

et maintenant? bah je suis allongée sur mon sofa et je regarde un film, c’est tout! Je ne veux plus penser à rien jusqu’à demain; à chaque jour suffit sa peine comme on dit. Demain surement, James me bombardera de coups de fil pour me sortir une quelconque explication, un quelconque mensonge… demain, je devrais démissionner car je ne peux définitivement pas continuer à travailler pour lui… demain… demain… J’appuie sereinement sur un bouton de ma télécommande, et les voix provenant de mon écran se font plus fortes; pour l’instant, je dois finir mon film. On verra le reste demain…

La suite au prochain post 😉

Twitter: alice_oyono

 

 

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