Réflexion : La douleur peut-elle être une grâce ?

« Il faut souffrir pour être belle », « on obtient sa richesse à la sueur de son front », « après la pluie vient le beau temps », « il faut viser la lune pour espérer atteindre les étoiles », « qui ne tente rien n’a rien », … et j’en passe, autant d’expressions communes qui nous font penser que dans la vie avant d’arriver à quelque chose de meilleur il faut passer par quelque chose de pire. Je me suis donc posée la question : la douleur est-elle une grâce ?

Dans un monde où la difficulté est nécessaire pour apprendre et où les chutes permettent de se relever pour aller plus loin, j’ai tendance à dire oui la douleur est une grâce. Mais n’allons pas vite en besogne, réfléchissons ensemble.


Vous me connaissez avec les définitions. Je n’aime pas me lancer dans une réflexion sans être sure de connaitre exactement le sens des mots que je suis entrain d’analyser. Il est donc selon moi très important que nous cherchions à définir d’une part douleur et d’autre part grâce. Commençons par douleur : (1) sensation pénible, désagréable ressentie dans une partie du corps ou (2) sentiment pénible, affliction, souffrance morale, peine. Bon comme vous pouvez le voir sans surprise. J’en profite pour glisser une citation que j’aime bien et qui nous servira par la suite dans notre réflexion « Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection » (Henri Frédéric Amiel).

Continuons d’abord dans les définitions. Passons au mot grâce. Trop définitions pour ce seul mot. Cela va rendre compliqué notre réflexion sérieusement. Mais vous savez qu’on aime bien les choses compliquées, alors allons-y ! Première définition donnée par Larousse : Faveur accordée à quelqu’un pour lui être agréable. Ok, rien de très surprenant, on continue. Deuxième définition : Remise de tout ou partie de la peine d’un condamné ou commutation de cette peine en une peine moins forte. Ouais, là on parle de la grâce juridique, correctionnelle. Pas vraiment intéressant pour notre sujet. Troisième définition : Agrément, charme indéfinissable d’un être animé, de son comportement. Euh, ouais … Continuons, en quatre nous avons : Agrément, attrait particulier de quelque chose. Et enfin, dernière définition et pas des moindres : Don ou secours surnaturel que Dieu accorde aux hommes pour leur salut. Avec toutes ces définitions sérieusement je suis perdue.

Essayons de décortiquer les choses et de reformuler la question avec les éléments de définition que nous avons eu. Le fait d’éprouver un sentiment pénible, une affliction, une souffrance morale ou encore une peine est un charme, un agrément ? Est-ce finalement positif ? Et si on passe du côté de la religion est-ce nécessaire pour obtenir le salut que Dieu accord aux hommes ?

Je me rappelle qu’ALFRED MUSSET avait dit : « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » Pour lui donc, la douleur est comme un passage obligé pour mieux comprendre la vie, le monde et mieux se connaître soi même. Je pense qu’ici dans notre réflexion on parle bien sur de douleur psychologique et non physique. Et je suis presque d’accord avec Musset car je trouve que le fait de supporter la douleur donc entre autre de sortir victorieux d’une quelconque épreuve, fait de nous quelqu’un de plus fort. Je plains les personnes qui ne rencontrent dans la vie aucune difficulté. En effet, quelqu’un qui veut atteindre un objectif extraordinaire devra toujours d’une manière ou d’une autre se dépasser. Le dépassement de soi en lui même n’est jamais sur le coup attrayant ou agréable. Il peut avérer très difficile voir comme notre sujet le dit douloureux. Mais au final, la douleur s’efface totalement quand on obtient ce que l’on recherchait, elle devient un lointain souvenir que notre cerveau préfère positiver.

Je parlais d’Alfred Musset plus haut, il a également dit dans son recueil de Poésie Nuits de mai : « Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur ». Et là j’ai envie de crier « TU CONNAIS MA PERSONNE ». Car oui, il a totalement raison. On est jamais plus fier de soi même que lorsqu’on sort victorieux de quelque chose de périlleux.

Prenons maintenant sur quelques lignes le côté religieux. La douleur que moi je compare dans le contexte de notre question à la difficulté, fait parti de la vie d’une personne croyante quelque soit la religion. Le monde évolue d’une manière général en inadéquation avec les préceptes et les exigences des dogmes religieux. Que l’on chrétien, musulman ou même bouddhiste, il devient de plus en plus difficile de vivre pleinement sa foi, tout simplement car beaucoup de choses qui se font de manière normale et naturelle dans la société contemporaine sont soient proscrites par la religion soient à limiter voir éviter. Ainsi la vie de tout croyant est un parcours du combattant. Il doit sans cesse traverser douleurs et difficultés, pour suivre sa religion sans flancher. Ainsi, la grâce divine accorder par Dieu, reste quelque chose de difficile à obtenir. Mais au final c’est cette somme de difficultés et douleurs bravés avec foi, qui permettent aux hommes qui croient d’accéder au salut.

Pour finir cette petite réflexion, je vais poser ici quelques lignes qui avaient été publiées par Joyce Tsala (elle été invitée du blog y a pas longtemps, relire son article ici). Ses mots étaient poignants car ils nous interpellent chacun que nous sommes sur notre capacité à pouvoir nous dépasser et à sortir de nos zones de confort même si cela peut s’avérer difficile et douloureux. Elle disait : «  Nombreuses sont les personnes qui préfèrent rester dans leur routine, leur zone de confort , leur petit « cocon », en se sentant en sécurité car les actes « basiques  » posés ne mènent peut être pas à des résultats extraordinaires, mais mènent à de petits résultats certains. Penser comme cela est à mon sens tellement dommage et réducteur .. On pourrait aboutir à des résultats surprenants en osant ! Les différences sont des sources infinies de savoir et nous ne devrions pas avoir peur d’y faire face , bien au contraire. En cette nouvelle semaine, je vous conseille à tous d’aller vers l’inexploré : Osez aller vers de nouveaux horizons , testez de nouvelles pratiques qui pourraient vous mener au succès , allez à la rencontre de personnes que vous ne connaissez pas etc.. Ne vous contentez pas du minimum uniquement parce que vous avez peur que de nouvelles démarches mènent à l’échec ».

Et n’oubliez pas, la douleur que vous allez ressentir en essayant de vous dépasser est une grâce !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s