2017, leçon numéro 2 : Ne soyons pas prisonniers de nos émotions.

Il y’a quelques jours, je faisais mon grand retour sur cette plateforme avec un article intitulé : « 2017, leçon numéro 1 : trouvons notre définition du bonheur ». Je vous remercie d’avoir été aussi nombreux à le lire, le partager et me faire vos retours sur les réseaux sociaux ou via des canaux plus personnels. Comme vous l’imaginez bien, l’année a été longue et une seule leçon cela reste bien trop peu pour l’ensemble des événements que j’ai eu à traverser au cours de cette année. J’ai eu à cœur ce jour de vous parler des émotions : joie, peine, colère, haine, amertume, … que nous ressentons au quotidien envers les autres mais aussi envers nous-mêmes. Pourquoi ? Car j’ai observé tout au long de cette année 2017 que ces émotions ont un impact significatif sur notre façon de percevoir les choses au quotidien, d’agir et même de penser et de nous comporter en société. Mais j’ai surtout identifier qu’il ne fallait pas que nous soyons prisonniers de nos émotions car celles-ci peuvent nous conduire à la perte (et le mot est faible). Vous êtes prêt(e)s à en parler plus en détails ?

Pop corn, concentration, on commence ! Attention c’est un peu long (comme d’habitude)


Emotion

Vous savez à quel point il est essentiel pour moi de démarrer avec une définition. Commençons donc par identifier ce qu’est une émotion. Le très connu dictionnaire Larousse parle d’une émotion comme étant : « Trouble subit, agitation passagère causés par un sentiment vif de peur, de surprise, de joie, etc. ». Une définition déjà fort intéressante que j’ai voulu croiser avec celle que l’on peut qualifier de plus psychologique et qui nous dit « Une émotion est une réaction à un stimulus affectif, environnemental ou psychologique. L’émotion ressentie par rapport à une situation est propre à chaque individu, à son passé et son histoire de vie, ses capacités intellectuelles, son état psychologique. ». Retenons donc ici qu’une émotion est un trouble ou une réaction qui peut être positive mais aussi négative que nous ressentons à un instant T à cause d’un stimulus interne ou externe. Parmi les plus connues la peur, la joie, le doute, la pitié et j’en passe. Si ces réactions sont naturelles et normales, il convient tout de même qu’elle ne demeure dans nos vies que passagères. Car, dès lors que nous devenons prisonniers de celles-ci c’est à dire dès lorsque l’on arrive plus à prendre le dessus sur celles-ci et que nous perdons tout discernement : les problèmes commencent.

En tant qu’être humain, nous avons tous un jour un moment de faiblesse. Il peut résulter d’une situation difficile que nous traversons, d’un doute que nous éprouvons vis à vis de nous même ou des autres, et j’en passe. Si ces moments de faiblesse sont presque inévitables, il convient qu’ils soient des plus courts possibles. En effet, la frontière entre la déprime et la dépression est infime. La frontière entre la simple peur et la frustration à long terme est elle aussi minime. La frontière entre ne pas aimer vite fait une partie de notre corps et développer un complexe permanent, est aussi très difficile à identifier. Dès lors que nous nous laissons embarquer par nos émotions négatives, elles commencent alors à rythmer notre vie. Et à ce moment là, toute lueur d’espoir ou de joie devient une exception. N’étant pas psychologue, je ne peux pas expliquer cela de manière médicale, mais je peux essayer de le faire de manière biblique. Dans Jean Chapitre 10 au verset 10 à 11, il est écrit : « Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. ». J’ai voulu comparer ici le voleur à notre émotion non maitrisée. Elle vient pour nous détruire, nous anéantir, prendre notre joie, prendre notre paix, prendre notre confiance en nous même (et en Dieu pour les croyants). Elle vient pour dérober un sentiment positif permanent que nous avons mis tellement de temps à installer au sein de nos vies. Et une fois qu’elle a déposé sa semence, nous sommes troublés et perturbés. Mais comment sortir de ce cercle vicieux de l’émotion négative semée dans notre vie, ma réponse est : être bien entourée. J’ai compris cette année, qu’il est nécessaire voir essentiel pour l’Homme (avec grand H) d’avoir autour de lui des personnes qui sèment dans sa vie des pensées positives. Cette personne peut être de votre famille, parmi vos ami(e)s, dans votre ministère mais cette personne peut aussi être invisible : la parole de Dieu. L’homme nourrie son esprit de ce qu’il entend. A partir du moment, où nous sommes mal entourés c’est à dire : les personnes déposent des paroles négatives ou alors des paroles inutiles c’est à dire qui ne nous aident pas à aller plus loin, il devient terriblement difficile d’aller de l’avant. J’ai intentionnellement donné au départ une seule partie de ce verset, je vous donne ici la suite afin que vous cerniez mon propos : « C’est moi qui suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé : il pourra aller et venir librement, il trouvera de quoi se nourrir. Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » Ce qui est important dans cette notion de berger ici évoquée et qu’on tendance à dire : un bon berger est prêt à tout pour sauver ses brebis. C’est ce genre de personnes dont nous avons besoin dans nos vies. Quant on traverse un moment difficile, les personnes qui nous entourent le mieux sont celles qui savent faire preuve de persévérance. La persévérance pour nous amener à aller mieux. Car ce dont on a le plus besoin, ce n’est pas d’avoir des personnes négatives qui trouvent d’avance notre cas désespéré et qui se disent « on va faire avec », mais des personnes prêtent à investir de leur personne afin que nous redevenions nous même.

Mon petit témoignage sur le sujet ….

Pendant des années personnellement j’ai développé un complexe lié à mon physique. Alors que d’autres trouvent que je transpire la confiance en moi, je mourrais intérieurement à cause de celui-ci, non ancré dans les codes de la beauté africaine. Petite dame 1m60 à peine pour même 55 Kilos, pour qui la poitrine et le postérieur ne sont que des visions irréalisables, cela devenait de plus en plus difficile. Encore plus difficile car en 2016 j’entrais dans le monde professionnel et j’avais besoin que l’on me prenne au sérieux. Une frustration considérable qui m’a miné même au sein de mon couple, où je n’arrivais plus à trouver la confiance pour m’aimer personnellement et permettre à mon compagnon de m’aimer lui aussi. Une frustration renforcée par des paroles tranchantes venant de membres de ma famille, qui à chaque fois qu’ils me voyaient passer me lançaient un « tu es trop maigre ». Je suis alors passée d’une petite remarque sur mon physique à un complexe profond. J’ai développé un blocage, total. Et mon corps aussi, car il ne prenait plus un gramme et la nourriture commençait à me dégouter. A mesure que le temps passait, je me suis vue fondre et tomber à 50 Kilos. C’était devenu insoutenable. Et pour mon compagnon, c’était encore plus dur de voir que je me plaignais de quelque chose mais je faisais que maigrir, comme si je ne me donnais pas les moyens d’aller mieux personnellement. J’ai repris confiance en moi via deux choses  : les paroles de ma belle soeur (Merci Nanou, tu es un amour) et la parole de Dieu. Dieu dit qu’il a fait l’homme à image, l’homme est donc la créature la plus aboutie qu’il est conçue. Par conséquent, j’étais à l’image de Dieu : belle, forte, merveilleuse, et j’en passe. Au delà de ne pas avoir les atouts physiques que la société m’avait fait croire indispensables, je possédais une très grosse richesse, déposé par Dieu entre mes mains : ma personnalité. Alors qu’à un moment j’ai presque été poussée à vouloir attirer l’attention du sexe masculin pour me prouver que je valais mieux que ce qu’on me disait, j’ai vite compris que je prenais un mauvais chemin. Que j’étais entrain de devenir prisonnière d’une émotion qui allait me pousser vers le péché. D’une simple phrase « Tu es trop maigre », créant un petit manque de confiance en soi, j’étais entrain de me faire du mal car mon corps ne voulait plus vraiment bien manger d’une part et en plus le diable était entrain de venir planter de mauvaises pensées dans mon esprit pour prendre le dessus. Aujourd’hui je m’en suis libérée et je m’assume pleinement. Je me sens femme même dans un corps de « gamine ». Et la fin de l’année a été riche en bonnes surprises, me donnant la confirmation que la vie (mon Dieu) est prête à faire de moi la femme que je ne voyais pas en me regardant dans un miroir.

Des témoignages comme celui-ci lié à une émotion, j’en ai des tonnes. La colère fait également partie de ces émotions destructrices. Elle amène non seulement à la violence qu’elle soit verbale ou physique mais aussi la haine. Sans oublier que la haine est la porte d’entrée vers la vengeance et que qui dit vengeance dit péché animé par des pensées malsaines que l’on fini très souvent (je dirais même toujours) par regretter. Cette colère que l’on éprouve vers les autres mais aussi aussi vers soi même. Je vous passerais les détails des nombreuses choses que le manque de discernement dans la colère m’a amené à faire : des paroles non contrôlées envers un parent, à des actes regrettables envers des ami(e)s et même de la violence inutile. Mais la parole de Dieu est souveraine (du moins, elle l’a été pour moi). Car, elle prône un amour puissant et elle nous appelle à éviter de traiter nos colères dans le chair mais à le faire en esprit. Un passage très marquant de la Bible, dit ceci au sujet de l’amour : « Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n’aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante. Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n’aime pas les autres, je ne suis rien ! Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n’aime pas les autres, je n’y gagne rien !  L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil. L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité. L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » (Première lettre aux Corinthiens 13:1-7). Une sorte de rappel, pour nous dire entre autre que l’on peut sembler être le plus parfait du monde, mais si on ne cultive pas l’amour vrai et pur envers ceux qui nous entourent, nous ne sommes rien. Et pour moi, nous ne devons pas être en colère auprès des gens que l’on aime au point de les blesser ou de leur faire du mal (que ce soit physiquement ou moralement). Nous devons savoir maitriser notre colère afin qu’elle ne prenne pas le dessus en nous faisant tomber dans le péché. Mais rien ne nous empêche, d’être plus violent(e) en esprit, c’est à dire dans la prière. C’est dans la prière que nous devons demander à Dieu de nous aider à changer nous même d’abord et à changer les personnes qui nous entourent ensuite. Jésus lui même dans son extrême souffrance disait « Père, pardonne les car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cette humilité dans la déception, doit être notre cheval de bataille, car c’est la preuve que nous laissons le Seigneur agir lui même dans nos relations sans essayer de se faire justice de manière déplacée. 

J’avais à coeur d’aborder aussi les émotions positives, mais l’article est déjà (très) long. Pour ceux qui seront arrivés jusqu’ici, déjà merci d’avoir lu, c’est toujours non seulement un plaisir mais aussi un honneur d’avoir des lecteurs. Mais surtout, j’espère que ce message sera porteur d’un impact positif dans vos vies. Il l’a été pour moi, je l’ai expérimenté au fil des années 2016-2017. Très souvent je suis tombée, j’ai échoué, je n’ai pas réussi à maitriser une émotion, j’ai péché, mais j’ai pris comme mot d’ordre face à ces situations : LA PERSÉVÉRANCE. Et je reste convaincue, que grâce à celle-ci, je trouverais la force pour passer au dessus de certaines mauvaises habitudes à la peau (bien trop) dure.

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