Grossesse : mon premier trimestre, voyage (excitant) vers l’inconnu.

J’ai hésité avant de le poster car mon premier trimestre me parait tellement lointain maintenant. Mais je me suis dis, il est déjà écris alors publie le. Je suis déjà entrain de mettre sur écrit le deuxième trimestre. Attention le post est un peu long.


Tout a commencé un matin, quand je me décide de me rendre aux laboratoires PRIMA pour faire un test de grossesse. L’avant veille devait être la date de mes règles et elles n’étaient pas arrivées. Etant de nature à être réglée comme une horloge, j’avais le soir même décidé d’acheter un test de grossesse dont le résultat c’était avéré négatif (du moins la deuxième barre était tellement floue, que pour moi elle n’existait que dans mes pensées), enfin bref ! Mais bizarrement, j’avais le sentiment qu’il fallait que j’aille confirmer ou infirmer ma suspicion dans un laboratoire. Avant d’aller au bureau, je décide donc de faire un saut au laboratoire pour faire le fameux test. Je fais la prise de sang, sans vraiment trop de convictions et je me rends sur mon lieu de travail. La première moitié de la journée se passe plutôt bien. Puis vint l’heure de la pause, on m’avait demandé de passer vers 14H pour les résultats, du coup j’ai préféré attendre la fin de mon break pour me rendre au laboratoire. Quelques minutes plus tard, je me retrouve donc enfin avec ce fameux papier entre les mains. Pas de temps à perdre ou de suspens à se faire, je l’ouvre. Et qu’est ce que je vois ? …. POSITIF ! J’ai été traversé par une forte émotion que je ne saurais définir. J’ai eu chaud, froid, j’ai tremblé, j’ai souris, j’ai ris, j’ai pleuré… Et après j’ai repris mes esprits. J’ai donc pris une photo du résultat et je l’ai envoyé d’abord à Alice, mon acolyte sur ce blog et petite soeur de mon Bae, et après à Eva, ma copine sure de toujours. Et seulement après ces deux là, leur exclamations de joie, j’ai informé mon Bae. J’aurais voulu le faire de vive voix, en face à face, mais étant en formation comme officier, ce n’est pas forcément évident. Je lui ai donc fait un message qui disait « Bébé, j’ai fait une prise de sang. Je suis enceinte. Dieu est grand ». Il m’a répondu quelques minutes plus tard « Amen bébé. Merci beaucoup de me rendre heureux, que le Seigneur te bénisse ». Et Hop, en quelques secondes, 4 ans après le début de notre relation nous étions passés de couple à parents. Je ne vous parle pas du choc, mais surtout de l’excitation immense qui m’a traversé à ce moment. Je n’avais plus qu’une seule envie en savoir plus sur la grossesse, sur ce qui m’attendais, etc.. Comme vous avez pu le voir, j’avais à peine 3 jours de retard, une grossesse très récente donc, et pas de quoi s’agiter quand on sait que la phase dite critique est située en générale au 3ème mois. Mais moi, je n’y connaissais rien. Je me rappelle que ce jour là j’ai passé mon après midi sur Pinterest à regarder des décorations de chambre de bébé, à regarder les prix des appareils, à chercher tout pleins de choses sur les Forums. Cela me faisait du bien oui, mais aussi très peur car les témoignages ne sont pas toujours positifs. Ils arrivent que cela se passe très mal, et tout d’un coup je me sentais investis d’une responsabilité immense. Moi qui pensais devenir vraiment mère à l’arrivée de mon enfant, je suis devenue mère à la seconde où j’ai ouvert cette enveloppe. A partir de ce moment là, tout ce que je faisais avait un impact sur ce petit être qui poussait en moi. Et là les interrogations ont commencé à fuser : qu’est ce que je peux manger, qu’est ce que je peux faire ? qu’est ce que je peux dire ? Heureusement, j’ai très vite été rassurée par ma gynécologue après mon premier rendez-vous. Gynécologue qui d’ailleurs est l’une des meilleures de Yaoundé : Dr. SINOU (je vous la conseille vivement, numéro en Pv si jamais vous êtes intéressés).

VISUEL

La première échographie

Je parlerais de la première VRAIE échographie et non celle que j’ai faite une après midi aux urgences pour des saignements inexpliqués. Celle là a été une vraie frayeur et de plus le médecin était très peu professionnel. Mais fort heureusement, ma première échographie qui a eu lieu relativement tôt d’ailleurs, lors de ma 8ème semaine, afin de contrôler que tout allait bien, a été un vraie bonheur. Je l’ai faite chez Dr.HELL à Etoa Meki à Yaoundé, elle est vraiment douée cette dame ! Elle m’a tout bien expliqué, montré le petit oeuf presque invisible qui était logé dans mon ventre et effectué un contrôle complet de mon système reproductif. Et tout d’un coup, pendant l’échographie, elle me demande « avez vous suivi une traitement pour tomber enceinte ». Innocemment, je lui réponds que non. J’étais sous traitement quelques mois avant, mais c’était uniquement pour faire un nettoyage en vu d’un contrôle car j’avais pendant deux ans portée un stérilet. Enfin, d’un air interrogateur je lui demanda pourquoi cette question. Et elle m’expliqua qu’après échographie de mes ovaires, elle voit que j’ai Le syndrome des ovaires micropolykystiques. Vous vous demandez peut être ce qu’est ce charabia. Afin de ne pas dire des conneries, j’ai pris la définition trouvé sur un site de santé en ligne qui dit ceci : « Le terme polykystique signifie littéralement « qui contient de nombreux kystes ». Les kystes sont de petites poches emplies d’air, de gaz ou de liquide qui peuvent se former sur plusieurs parties du corps. On parle de syndrome des ovaires polykystiques, ou syndrome de Stein-Leventhal, lorsque les ovaires augmentent de volume à cause de la présence de plusieurs petits kystes. Il s’agirait d’une maladie gynécologique endocrinienne chronique d’origine génétique qui concerne essentiellement les jeunes femmes. L’origine de la maladie n’est pas connue précisément, mais il semblerait qu’un déficit hormonal soit en cause. » Un déséquilibre hormonal plus ou moins grave qui est à l’origine de troubles de la fertilité et même souvent d’infertilité. Elle m’a donc expliqué, qu’au vu de la taille des mes ovaires, j’étais plutôt mal parti et qu’elle me conseillait de prendre un traitement après avoir accouché pour augmenter mes chances de concevoir à nouveau plus tard si je le souhaitais. Elle a terminé le charmant exposé en précisant que je ne devais pas me focaliser là dessus mais uniquement sur ma grossesse, maintenant que l’enfant est là, le syndrome n’avait plus d’importance, le plus important était de mener à bien cette grossesse. Quelques jours plus tard, après avoir rencontré ma gynécologue avec les examens, elle m’a donc mis sous Spasfon de manière régulière pour éviter les douleurs et demandé de prendre par voie vaginale deux fois par jours des suppléments de progestérone afin d’éviter le risque de fausse couche pouvant être causé par le même syndrome en question. Autant vous dire que j’avais perdu tout signe de sérénité. Pour moi, le fait d’être enceinte était totalement nouveau que directement on me faisait ainsi peur. J’ai pris l’option de suivre sereinement les prescriptions médicales mais surtout de beaucoup prier. Quelque soit le cas au final, un enfant reste une vraie bénédiction divine et si je me retrouvais enceinte maintenant au vu de la situation c’était bien pour une raison. Mais j’avais tout de même une relative paix intérieure, car je savais que ce qui se passerait pour la suite n’était plus de mon ressort. Le début d’une belle aventure commençait et j’étais prête à en relever tous les défis !

Les premiers maux de grossesse

Que serait une grossesse sans les traditionnels maux de grossesse ? Si les 6 premières semaines sont passées relativement les doigts dans le nez, la suite s’est vite avérée plus compliquée à gérer. De nature hyper active, le premier gros coup de massue n’a été nul autre que LA FATIGUE. Je pense ne jamais avoir autant dormi que lors de mes 3 premiers mois de grossesse. Je ne pouvais pas tenir une journée sans faire une bonne sieste à midi de minimum 30 minutes et le soir, je ne dormais pas après 21H. Or, moi j’avais pour habitude de travailler sur mes projets personnels le soir. Du coup, je n’arrivais plus à rien gérer du tout. La baisse de régime a été terrible, sans compter que j’ai traversé au même moment une grosse période d’incertitude par rapport à mes projets personnels dû à une grosse crise financière de laquelle nous ne sommes d’ailleurs toujours pas sorti. Honnêtement, entre la fatigue et la baisse de motivation, je ne savais plus ce que je voulais vraiment. Et en plus, la naissance d’un véritable instinct maternel, m’amenait à vouloir me recentrer sur le minimum afin de ne pas créer un quelconque stress pouvant nuire au bébé. A cette même période, je me suis éloignée de beaucoup de personnes. J’avais vraiment besoin de me concentrer sur le défi qui m’attendait. Tant bien cet enfant était totalement voulu tant bien maintenant qu’il était là, j’avais peur de perdre le contrôle et ne pas pouvoir être moi avec en plus le fait d’être maman. Autant vous dire que psychologiquement ce n’était pas évident. Je pense à ce moment là, j’ai recommencé à lire de manière plus accrue la parole de Dieu et développer une vraie constance dans ma vie de prière. J’avais conscience que je cherchais quelque chose mais que je ne pouvais le trouver chez personne. Limite, j’avais envie de ne partager avec personne ce que je ressentais. J’ai donc dis à très peu de monde que j’étais enceinte. Déjà car je ne savais pas si j’allais pouvoir traverser la phase dite critique des trois premiers mois, cette incertitude planait et était plus forte que moi mais aussi car je n’avais pas envie de vivre cette expérience avec d’autres, j’avais l’impression qu’il fallait que je traverse cela seule, que j’en sorte seule, afin de vraiment grandir et prendre la posture de mère que je devais prendre.

Dans le chapitre maux de grossesse, comment ne parler des nausées. Naïve que je suis, j’ai toujours cru qu’avoir la nausée se résumait à avoir la bouche un peu amer et une petite envie de vomir. Mais quelle naïve j’étais ! C’est beaucoup moins sexy que ça. En fait c’est comme faire une méga gueule de bois et se sentir mal sans même pouvoir vraiment faire grand chose. Mais vive internet qui regorge d’astuces pour les éviter. Et l’un que j’ai directement appliqué était celle de ne pas avoir le ventre vide (cause de nausées). J’ai commencé à manger comme un porc. Moi qui voulais depuis longtemps prendre quelque Kilos, j’en ai pris six en trois semaines. Je mangeais environ 5 gros repas par jour sans compter les petits encas. Je vous assure, j’ai découvert un petit plaisir dans le petit déjeuner, je n’arrive pas à comprendre comme j’ai négligé celui-ci aussi longtemps. Mais alors, pour moi qui était taille guêpe 34 / S bien moulant sur moi, j’ai très vite commencé à être serrée dans mes vêtements. Je n’arrivais plus à mettre un seul de mes pantalons. Et en plus, malgré les litres d’eau que je buvais, le nombre de fruit que je prenais, ballonnements et constipation étaient les maitres mots de ces premiers mois. Pas agréable du tout, mais supportable. De toute façon à part quand j’étais au travail, le reste du temps j’étais sois allongée soit endormie.

A cette charmante liste qui n’est pas du tout là pour effrayer les personnes désirant tomber enceinte, je pourrais rajouter l’assèchement de la peau, le saignement des gencives, les pertes vaginales et bien d’autres. Mais on va en rester là, du moins pour le premier trimestre ! (Hahahahaha)

Une fin de 1er trimestre tout aussi mouvementée que le début

La fin du premier trimestre à elle aussi été plutôt mouvementée. Et pour cause, j’entrais à peine dans mon deuxième trimestre que lors de ma seconde échographie, on me détectait un placenta praevia. Je vous entend déjà d’ici me dire, mais de quoi s’agit-il ? Petite définition avant de vous dire en quelques mots ce qui a donc caractérisé mon entrée dans le 2ème trimestre. « Normalement, le placenta se loge en haut, au fond de la cavité utérine, mais, parfois, il va s’insérer en bas. Cette anomalie d’insertion, placenta prævia, augmente les risques de saignements et d’hémorragies. Elle peut entraîner une moins bonne circulation du sang et une moins bonne oxygénation du bébé et causer une souffrance fœtale. C’est pourquoi le placenta prævia nécessite une plus grande surveillance de la grossesse. » Bah oui, fallait que ça tombe sur moi (Hahahaha). Aujourd’hui j’en rigole mais cela n’a pas été le cas quand à 13 semaines on me l’a annoncé. Et cela a directement eu des conséquences sur mon quotidien : voyages en avion totalement interdit jusqu’à nouvel ordre, injection de progestérone plus forte une fois par semaine, limitation des longs trajets en voiture et l’obligation de me ménager au maximum. Du coup, le moment de répit que l’on est censé avoir au 3ème mois, la fin de la période dite critique, n’a pas vraiment été de tout repos. Je crois que le plus difficile est de ne pas réellement comprendre et surtout avoir peur de minimiser les risques alors qu’ils sont plus importants. Est-ce grave ? Relativement grave ? Pas grave ? Je n’avais aucune réponse fixe. Entre ton médecin et les forums, tu es vite perdue dans ce type de situation.

La joie des premiers achats pour son bébé

Mais s’il y a bien un souvenir merveilleux que je garde c’est la première fois que j’ai craqué pour des vêtements de bébé. A ce moment là, je ne connaissais pas le sexe, du coup pas moyen de prendre énormément de chose si ce ne sont des couleurs unis qui pourraient se mixer sur une fille comme sur un garçon. Mais l’idée d’imaginer le bébé, non, mon bébé dans ces petits vêtements, étaient aussi une raison d’arrêter de paniquer et d’avoir des suspicions. Je pense faire un article à part du type « HAUL » mais pas en vidéo, des achats que j’ai déjà fait jusqu’ici. Mais en attendant, je vous donne rendez-vous dans quelques jours, pour un prochain article. J’attends encore un peu avant de vous parler de mon 2ème trimestre, car vous pouvez le voir, les articles sont souvent un peu longs et cela me prend du temps.

Si je devais résumer cette aventure des trois premiers mois je dirais : doutes, peurs, interrogations mais par dessus tout, bénédictions, grâces, force, courage, excitation. Je souhaite à toutes les femmes de pouvoir connaitre au moins une fois dans leur vie le bonheur de porter la vie. Quand on sait que Dieu a fait l’homme à son image, on comprend vite que c’est une bénédiction immense pour une femme de porter en son sein l’image de Dieu. Mais, cela dit, je vous avoue avoir beaucoup réfléchis avant de vous écrire ces premières lignes. J’ai eu beaucoup de suspicions personnelles sur ma grossesse et beaucoup de peurs. Je sais être suivie, par des personnes de tout âge, des jeunes femmes, des jeunes filles, des femmes plus âgés, et je ne voulais pas donner le mauvais message. Mais ce que je retiens déjà de cette aventure, c’est qu’un enfant doit avant tout est un choix de vie réfléchi pris par deux personnes qui s’engagent à ensemble conduire l’éducation d’un enfant et assurer son bon cheminement dans la vie. Après presque deux ans dans la vie active, épanouie dans mon travail mais bien sure jeune, ma décision a été d’abord personnelle. Je me suis demandée qu’elle était ma définition du bonheur et la réussite, je me suis demandée ce que je voulais, avant de me lancer dans l’aventure. Elle est d’ailleurs encore longue, très longue et comme vous avez pu le constater elle n’est pas toujours facile, mais elle reste l’une des plus belles que le Seigneur m’a fait grâce d’engager dans ma vie.

Si je devais remercier quelqu’un pour ce premier trimestre de doutes, c’est bien Mon Dieu. J’ai compris la signification même de « Je vous donne ma paix différente de celle que le monde vous donne ». Car la paix et la sérénité que l’on acquiert quand on accepte de faire confiance à Dieu, est impressionnante. Cette expérience m’a redonné l’envie et la passion d’écrire. Moi qui pensait pourtant l’avoir perdue, je me suis surprise à gratter aisément 6 pages. J’ai toujours pris mon blog comme un livre ouvert et j’ai toujours pensé avoir une vraie capacité pour transmettre via mes écrits de petites émotions. Je ne sais pas ce que va apprendre ce billet aux personnes qui le liront, je ne sais même pas à quoi cela leur servira, je sais juste que j’ai éprouvé le réel besoin de l’écrire et maintenant que j’en arrive à la fin, je suis vraiment heureuse de l’avoir fait.

A très vite, et surtout retrouvons nous sur les réseaux sociaux :Retrouvons nous sur les RS pour en discuter : Twitter (ici) / Facebook (ici)

Soyez abondamment bénis !

9 commentaires

  1. Très bel article sur ton premier trimestre. Moi même en étant enceinte et à la fin de mon deuxième trimestre je m’y reconnait bien dans nausées,peur,incertitudes… Mais le bonheur de devoir donner la vie est plus fort que tous ces malaises. Du courage à toi pour la suite… Moi chaque nouvel achat me fait juste rêver de tenir mon enfin mon bb dans mes bras.😊

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  2. super narration Gaëlle. On.a bcp de choses en commun finalement. même gynéco!grand mère Sinou ma mamie miraculeuse!Dr Hell la jolie souriante super rassurante, le placenta praevia…mais tu l’a si bien dit…l’assurance de notre Seigneur est la clé.Bcp de courage c’est une aventure divine😍😍😍😍

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  3. Superbe article. Je te suis depuis peu sur insta et mnt je découvre ton blog. Ton histoire est encore un témoignage que les bontés de Dieu se renouvellent chaque matin.
    Sois bénis toi et ta famille.

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