Recherchons la perfection d’abord en nous, pas chez les autres !

Non ceci n’est pas un article coup de gueule, pas du tout, très loin de là même. Uniquement une réflexion que je me suis faite, une réflexion sur la perfection. Nous recherchons à être une meilleure personne dans un domaine de notre vie, nous cherchons tous à faire les bons choix, aux bons moments. Nous voulons tous pouvoir être fiers de nous même et de ce que nous avons accompli. Dans cette quête du « meilleur soi », il arrive que l’on finisse par se tromper de combat et de chemin, et que l’on rejette inconsciemment nos propres frustrations et échecs sur les autres. En oubliant que, chacun, au final est libre de gérer sa vie comme il le souhaite.

PARLONS-EN !

Je crois qu’il n’existe pas un seul jour où l’on se dit « Je suis vraiment tel que j’aurais voulu l’être ou tel que j’aimerais l’être ». Notre vie, qu’on le veuille ou non, est sans cesse une somme d’améliorations et de changements. Dans sa définition la plus stricte, la perfection représente un idéal, quelque chose ou quelqu’un qui n’a ni tâches, ni défauts, qui est c’est le cas de le dire parfait (oui, c’est l’un des noms de Dieu : perfection). Dans la Bible, nous retrouvons ce terme « perfection ». Notamment dans Matthieu 5:4 où il est écrit « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait ». Une parole qui vient à la suite d’une demande de dépassement de soi, d’amélioration permanente de soi, notamment dans nos rapports avec les autres. En effet, il est demandé ici au chrétien de faire toujours plus que le non chrétien, d’aimer celui qui lui fait du mal et de prier pour lui. Dans Jacques 1:17, la perfection est également abordée, il est écrit « Ne vous trompez pas mes frères, toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut » désignant alors Dieu comme le maitre même de la perfection. Mais l’idée ici n’est pas vraiment de faire un tour d’horizon uniquement spirituel de la question mais de l’aborder aussi de façon pratique.

Du haut de mes minuscules 24 ans, j’ai compris que les hommes et les femmes que nous sommes avons besoin de modèles et de représentations. Nous définissons en fonction de ce que nous considérons comme un idéal qui doit devenir notre modèle. Cela peut être une personne que l’on connait ou que l’on ne connait pas personnellement. Cela peut même être un personnage de la Bible. Mais en général, nous avons besoin de pouvoir nous repérer et nous dire « ce que fais cette personne est bien, et si j’essayais de faire pareil ». Non dans le sens de l’envie ou de la jalousie mais plus de la motivation. En réalité, en nous identifiant aux autres, nous essayons de faire ressortir le meilleur de nous même.

Mais dans cette quête du « meilleur soi », il arrive que certains dépassent des limites. À force de vouloir s’identifier aux autres, ils arrivent que l’on rejette sur eux nos propres frustrations. Nous les jugeons plus que nous nous jugeons nous-même : pour des mauvais choix qu’ils auraient fait dans leur vie, que souvent nous avons fait nous mêmes et que nous n’assumons pas en réalité. Car au final cela nous parait souvent plus facile de juger les autres plutôt que de faire un auto-jugement de soi. Une parole dans la Bible dit qu’il convient de d’abord chercher la brindille dans son oeil plutôt que dans celui de son voisin. Souvent, nos jugements envers les autres, ne sont que le reflet de nos propres frustrations. Sommes-nous venus sur terre pour chercher la perfection dans la vie des autres ou dans notre propre vie ? À force de se détourner de nos propres limitations nous finissons par être uniquement des hommes et des femmes aigris, aveuglés et frustrés par nos propres peurs et erreurs.

La perfection n’appartient pas à l’homme, elle appartient à Dieu. Ce type de frustrations au final se retrouvent beaucoup chez les chrétiens. Le zèle de la parole nous entrainent souvent à porter trop vite jugement sur les autres, sur leurs actes, sur leurs paroles. Oubliant que si nous allons vers le Seigneur c’est parce que nous désirons tous être sauvés. Ils nous arrivent alors de nous tromper réellement de combat, et de faire du dénigrement notre principale activité au lieu de nous concentrer à devenir nous même de meilleures personnes en nous appuyant sur la parole de Dieu et sur ce que l’on peut tirer de meilleur chez les autres. La perfection est uniquement de Dieu, et non pas des hommes. Rappelons nous que ce qui peut paraitre comme minime chez nous, peut être énorme aux yeux de Dieu. Le jugement appartient à Dieu, rappelons nous que nous sommes tous faits de chair et que nous n’avons aucun droit et aucun regard sur la vie de qui que ce soit. Combattons les bons combats et ne nous laissons pas distraire. L’humilité est l’une des qualités premières que nous devons cultiver. Soyons humbles en reconnaissant que si nous ne sommes pas parfaits, les autres également ne le sont pas. Si nous pouvons les aider, faisons-le, mais en les dénigrant, nous ne serons jamais mieux qu’eux.


L’autre volet de ce billet pose la réflexion sur la pression que nous nous mettons à nous-mêmes en essayant de devenir parfaits. La quête de la perfection est normale, elle fait partie de chacun de nous. Nous définissons chacun ce qui caractérise notre bonheur et donc notre petite perfection. Mais choisissons bien nos repères. Le monde actuel qui est dominé par internet et le storytelling, nous amènent à porter notre attention sur les mauvaises choses et souvent à prendre les mauvais modèles. Personnellement, je pense que notre guide de vie doit être d’abord et avant tout la Bible. Les autres peuvent être des exemples, dans lesquels on peut puiser des choses bonnes et laisser les choses moins bonnes. Mais évitons de construire notre vie et notre idéal, sur la définition du bonheur de quelqu’un d’autre. Nous sommes TOUS différents et surtout Dieu a pour chacun de nous un dessein particulier. La vie d’une personne ne ressemble en rien à celle d’une autre. Mais à trop vouloir être une autre personne que soi, en cherchant notre définition de la perfection seulement chez les autres et jamais au bon endroit, nous finissons par nous tromper de chemin. Posons-nous les bonnes questions. Pourquoi est-ce que je fais ceci ou cela ? Pour moi, pour les autres, pour Dieu ? A chacun sa définition de son idéal, mais la première approbation que nous devons avoir de nos actes doit venir de l’intérieur de nous, de notre coeur. Et nulle ni personne, si ce n’est Dieu (pour les chrétiens) ne doit nous détourner d’un objectif, sous couvert qu’il ou elle a une définition de ce qui est idéal différente de la notre. Faisons attention aux gens qui en nous donnant des conseils, ne font qu’exprimer les résultats de leurs propres frustrations. Je crois fermement que nous sommes tous appelés à avoir un dessein particulier. Et même si nous devons avoir de quoi nous guider dans celui-ci (des amis, une famille, etc…), nous devons rester maitre et garant de nos propres décisions, en accord avec nos propres principes, et non pas ceux de personnes à qui nous voulons à tord et à travers faire plaisir.

Et vous quelle lanterne utilisez-vous pour définir votre idéal de vie ? Pensez-vous que niveau humain la perfection puisse exister ? Retrouvons nous sur les RS pour discuter : Twitter (ici) / Facebook (ici)

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